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Historique de la Maison

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Au mois de février 1982, des travailleurs et travailleuses du réseau de la santé et des services sociaux, des gens d’affaires, les membres du Club Optimiste de Sainte-Thérèse ainsi que des représentants politiques de la région, constatent l’absence totale de ressource en matière de prévention pour les jeunes de la région. Ceux et celles qui devinrent les fondateurs et les fondatrices de la Maison souhaitent avant tout créer un lieu d’appartenance pour les jeunes, ou une approche clinique dite de milieu pourrait permettre de prévenir, à la base, des situations problématiques.

Dès les premières rencontres, l’hypothèse de la création d’une maison de jeunes fait l’unanimité. Ce type de regroupement, existant depuis 1978 et faisant ses preuves, correspond parfaitement aux attentes de la clientèle visée. Durant l’été 1982, des démarches formelles d’incorporation et de recherche de fonds privés et publics sont entreprises.

Le lieu d’appartenance constitue la pierre d’achoppement du projet. Le diocèse de St-Jérôme reconnaissant les besoins des jeunes d’ici consent à prêter un local dans la ville de Sainte-Thérèse. Par l’entreprise d’une subvention du gouvernement fédéral (Projet été Canada), deux intervenants sont embauchés dans le but de réaliser une étude plus exhaustive des besoins des jeunes de la région. Les conclusions de cette étude confirment le besoin d’un lieu d’appartenance et de développement de soi. À l’automne 1982, quatre intervenants et intervenantes sont embauchés dans le cadre du programme de développement de l’emploi pour une période de 48 semaines. Ils organisent et animent des activités variées et adaptées aux jeunes, selon l’étude précitée et les besoins exprimés par les jeunes eux-mêmes, lors de différentes activités.

Très rapidement, le local occupé paraît exigu et les problèmes de financement sont un empêchement à l’atteinte des objectifs visés. Une campagne de sensibilisation auprès des clubs sociaux de la région est mise sur pied. Entre-temps, une assemblée générale de fondation est tenue au début de l’année 1983. C’est aussi en 1983 que la Maison des Jeunes reçoit sa première subvention de soutien aux organismes communautaires du Ministère de la Santé et des Services sociaux. Cette subvention de 25 000$ permet à la Maison de se doter de personnel permanent. Cette somme s’avère toutefois insuffisante pour répondre aux besoins toujours grandissants. D’autres démarches de recherche de subventions sont nécessaires. Les programmes de développement de l’emploi du gouvernement fédéral, ainsi que les programmes Défi-Canada permettent à la maison d’augmenter ses heures d’ouverture en plus de pouvoir diversifier ses services et activités.

En 1984, la Maison des Jeunes, grâce à la participation financière du Club Optimiste de Sainte-Thérèse, procède à l’achat d’une maison, située au 327, rue Blainville à Sainte-Thérèse. Les jeunes ont, pour la première fois, leur maison.

À l’automne 1985, la maison des Jeunes reçoit pour la première fois une subvention de fonctionnement de 60 000$. Cette somme n’a jamais été réajustée depuis.

De plus en plus reconnue pour son expertise auprès de la clientèle adolescente de la région, la Maison des Jeunes, fut durant plusieurs années une plaque de lancement pour différents programmes.

Lors de l’été 1990, la Maison déménage dans des locaux plus grands au 53 rue St-Lambert, locaux actuels de la Maison.

Mais, paradoxalement, la Maison se meurt, faute d’argent. Tous les programmes ont essoufflé l’organisme et chaque activité représente un besoin monétaire et des opérations de levée de fonds deviennent nécessaires. Nous n’avons plus, depuis longtemps, le nombre suffisant d’intervenantes et d’intervenants pour remplir les mandats.

Ainsi, la Maison se voit dans l’obligation de fermer ses portes en juin 1996. Ce n’est qu’en novembre qu’elle réouvre, avec un minimum de personnel. À l’assemblée générale de 1997, les coffres de la Maison, renfloués, permettent une réouverture à cinq jours en décembre. La Maison fourmille de jeunes.

En 1998, la Maison vit une stabilité, la fréquentation augmente encore une fois; on reçoit entre soixante et quatre-vingts jeunes par soir. Les services se poursuivent, les demandes sont de plus en plus fortes, les intervenants répondent bien aux problématiques.

2003 : La maison est fermée une partie de l’année pour des rénovations majeures. Près de $ 150 000.00 furent investis pour en faire un lieu sécuritaire et aux normes.

Depuis la réouverture d’après rénovation, la Maison des jeunes est sur un air d’aller. Pour rester au goût du jour, certains travaux sont faits, ajout d’un cubicule de musique, réaménagement des cuisines et cette fois, sans influencer les heures d’ouverture.

L’équipe d’intervenant jouit d’une stabilité ce qui leur permet de faire des activités avec une vision à long terme. Grandis de nos faux pas, La Maison continue à jouer un rôle important dans les dossiers jeunesse de la région, sans toutefois, se dissiper dans un trop grand nombre de projets.

Si, une jeunesse qui dort, ou qui se contente du rôle de spectatrice, c’est une société qui s’éteint, une Maison des jeunes qui ne s’investit plus dans son réseau ou qui n’est plus architecte de projets est un organisme qui s’éteint a son tour.

Nous somment heureux et fiers de faire partie du quotidien des jeunes et d’avoir une maison à leur image.

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